Elle se dit violée par les troupes de Kadhafi, elle est embarquée

Une vidéo démontrant les dérives du régime Kadhafi a choqué les téléspectateurs du monde entier. Une Libyenne a pénétré l’enceinte de l’hôtel Rixos à Tripoli où des journalistes occidentaux prenaient leur petit-déjeuner. Elle s’est présentée comme une victime des troupes de Kadhafi et a voulu raconter son histoire à la presse internationale mais sa tentative ne fut pas du goût de tout le monde. Rapidement, les confidences tournent à la démonstration de force et au chaos. Les guardiens du régime tentent brutalement de la faire taire avant de l’embarquer.

Les hommes lui ont passé les menottes alors qu’elle passait un point de contrôle basé à Tripoli. Quelques heures après son arrestation, elle se serait fait violer par quinze hommes. « Ils m’ont attachée fermement, violée, et ont même fait leurs besoins sur moi », a ajouté la femme hystérique et bouleversée. « Les troupes de Kadhafi ont gravement sali mon honneur », a affirmé celle qui dit avoir été arrêté simplement car elle réside dans la ville rebelle de Benghazi. Selon ses dires, ce sont des Libyens habitant près du lieu de son arrestation qui l’auraient aidée à s’échapper.

Mais Iman al-Obeidi, qui désirait faire savoir au monde entier ce que le régime Kadhafi venait de lui faire subir, n’aura pas eu le temps d’en dire plus. A peine avait-elle expliqué son histoire que les forces du gouvernement ont investi les lieux, sommant la Libyenne de se taire, la menaçant même.

Peu après et malgré tous les efforts des journalistes, notamment de CNN, qui se sont eux aussi retrouvés plaqués au sol pour avoir tenté de la défendre et de la laisser parler, Iman al-Obeidi est emmenée dans une voiture blanche vers un lieu que les forces de Kadhafi refusent de nommer. Les autorités ont dans un premier temps affirmé que cette Libyenne était en réalité alcoolique et déficiente avant de se rétracter et d’affirmer qu’elle était en sécurité et qu’une enquête criminelle avait été entamée après ses révélations. Les journalistes, eux, ne parvenaient plus à la joindre.

« Je veux voir Kadhafi »

« Voilà comment cela se passe ici. Les soldats de Kadhafi arrêtent les femmes et les violent. Je veux que Kadhafi voie de lui-même ce qui se passe. Ne dit-il pas que chaque victime a des droits? Je veux mon droit au respect », hurlait Iman al-Obeidi avant de s’engouffrer dans la voiture qui l’emmenait, sans doute, en prison.

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